Depuis le temps qu’on en parle, ça y’est!
Un accord historique présenté hier par le Président Barrack Obama imposera aux constructeurs automobiles de nouvelles normes anti-pollution réduisant du tiers l’émission de gaz à effets de serre (GES). Le plan vise également à réduire significativement la consommation moyenne des voitures et des camions légers, la faisant passer à 6,63 litres aux 100 km. Les constructeurs auront jusqu’en 2016 pour se conformer; c’est 4 ans plus tôt que prévu initialement.
Selon le gouvernement américain, ces nouvelles normes permettrait d’économiser l’équivalent de 1,8 Milliard de barils de pétrole et de réduire les émissions de GES de 900 millions de tonnes. L’objectif double est de lutter contre les changements climatiques et de réduire leur dépendance au pétrole étranger.
S’il faut applaudir ce changement au sud de la frontière, il faut demeurer réaliste. Nous sommes loin de la révolution nécessaire pour faire face au double défi des changements climatiques et du pic pétrolier. Le changement était nécessaire parce que techniquement réalisable, mais il ne doit s’agir que d’une première étape vers une réorganisation complète des transports.
Ces nouvelles normes, qui ne font que rejoindre celles de l’Europe (6,42 litres aux 100km) et du Japon (6,28 litres aux 100km), n’auront que peu d’impacts sur la dépendance au pétrole, sur les effets du pic et sur les habitudes énergivores des américains, tant et aussi longtemps que les réponses à ces problématiques seront business as usual. Peu importe qu’on en change la recette, le rêve américain et une économie basée sur l’industrie automobile sont insoutenables.