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PIC PÉTROLIER.net est un site dédié au pic pétrolier (peak oil) et à son impact sur l’économie et sur la société en général. Notre but est de faire connaître les problèmes reliés à l'atteinte du pic de production de pétrole au niveau mondial et d'en envisager les conséquences et différentes pistes de solution. Sans aucune prétention scientifique, ce site se veut donc un document d'accompagnement alors que nous nous aprêtons à vivre la fin de l'Âge du Pétrole!

Archive for the ‘Crise financière’ Category

La Chine place ses pions!

Posted by Yanik Déry On mai - 20 - 2009

China

Depuis déjà plusieurs années, la Chine montre un taux de croissance dépassant les 10% et un excédent commercial de centaines de milliards de dollars. En 2008 seulement, malgré la crise financière et la contraction du commerce mondial, elle montre un accroissement de son PIB de l’ordre de 9%. C’est évidemment loin des 13% montrés en 2007, mais avec un excédent commercial de près de 300 Milliards $US, elle a en main les outils nécessaires afin de relancer son économie, de la ré-orienter et de la préparer pour l’avenir. C’est précisément ce à quoi on assiste ces derniers mois.

Le plan de relance de la Chine face à la crise, par le biais d’investissement colossaux dans les infrastructures publiques et par des programmes de soutien pour l’achat de véhicules et d’habitations, vise essentiellement à soutenir la demande intérieure, en réponse à la baisse des exportations. Grâce à ces mesures, la consommation des ménages est en croissance stable de 16% au premier trimestre 2009. Pour l’année 2009 on pévoit un croissance globale entre 6% et 7%.

C’est surtout au niveau des investissements à l’étranger et de l’achat et le stockage de ressources que la Chine se démarque des autres puissances économiques dans sa réponse à la crise. Pendant que le reste de l’économie mondiale est paralysé par une crise du crédit sans précédent, où tant les États que les compagnies et les ménages sont endettés jusqu’à en être pris à la gorge, la Chine se prépare à faire face à une éventuelle reprise en achetant tout ce qu’elle peut sur les marchés des matières premières. Devenu le grand argentier de la planète grâce à ces immenses réserves de change, estimées à 2 000 milliards de $US, elle multiplie les ententes économique, les acquisitions d’entreprises et surtout, les contrats d’approvisionnement en ressources et en pétrole.

Dans un entente signée mardi dernier entre Pétrobas et la China Development Bank, cette dernière prête 10 Milliards $US à la pétrolière en échange d’un contrat d’approvisionnement garanti de 200,000 bpj pendant 10 ans. Cette entente, de même que les 13 autres signées par la même occasion, entre autres dans les domaines de la science, de l’agriculture et des sports, fait de la Chine le plus important partenaire commercial du Brésil, devançant maintenant les États-Unis, avec un commerce bilatéral atteignant en avril plus de 3,2 Milliards de $US.

Cette entente fait suite à celle signée en février avec la Russie où la Chine prêtait cette fois 25 Milliards de $US à deux pétrolières russes, Transneft et Rosneft, en échange d’un contrat d’approvisionnement de 300 Millions de tonnes de brut sur 20 ans. La construction de la portion chinoise du pipeline devant relier la Sibérie et la Chine a même débutée cette semaine. Même chose au Venezuela ou un prêt de 4 Milliards $US garantie un approvisionnement de 200,000 bpj. D’autres ententes semblables sont en cours de négociations avec le Kazakhstan et l’Angola.

Les investissement étranger touchent également l’aluminium, le zinc et le minerai de fer. Que ce soit en Amérique Latine, en Afrique, en Asie-Centrale, au Moyent-Orient ou en Australie, la stratégie est la même: profiter des difficultés financières ou des besoins de financement des entreprises, souvent même des compagnies nationales, pour acquérir des participations toujours plus importantes afin de se garantir des contrats d’approvisionnement et de se protéger contre les hausse éventuelles du prix des matières et la dévaluation du dollar US.

Pendant que les États-Unis investissent des milliards dans ses banques moribondes et tentent désespérément de sauver de la faillite ses constructeurs automobiles, il semblerait que la prochaine partie sur l’échiquier de l’économie mondiale soit déjà commencée. Et lorsque les États-Unis réussiront enfin à s’asseoir à la table, j’ai bien peur qu’il ne lui manque quelque pions pour faire face au joueur d’en face!

Sources:
Rebond de la croissance chinoise au premier trimestre
China signs $10 bln loan-for-oil deal with Brazil
New Strategies for China’s Energy Quest
Cash is king : les Chinois en position de force
La Chine joue la hausse du fer

Image- Mercopress (Le Vice-Président Chinois Xi Jinping rencontre le Président brézilien Luiz Inacio Lula da Silva en Février dernier)

Petite histoire de l’argent…

Posted by Yanik Déry On avril - 24 - 2009

« L’argent dette »

J’ai vu ce video pour la première fois il y a plusieurs mois. À ce moment, le prix du baril de pétrole était encore bien au-dessus de 100$ et c’était le début de la crise des « subprime ». Je me souviens du vertige que je ressentait de penser que ce système d’argent-dette allait s’effondrer dès que la croissance exponentielle ne serait plus possible.

Aujourd’hui, au coeur d’une récession et d’une crise financière d’une ampleur comparable à la grande dépression, et mettant en relation le pic pétrolier et l’exploitation sauvage des ressources, il n’y a plus de questions, votre honneur! Je déclare l’accusé coupable! Ce n’est pas seulement l’idée de croissance qui est à revoir, mais tout le système de création et distribution de l’argent.

À voir ABSOLUMENT!


L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

Ce long métrage d’animation, dynamique et divertissant, de l’artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D’ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

Croissance, PIB et autres farces du FMI…

Posted by Yanik Déry On avril - 23 - 2009

… du FMI, de la Banque Mondiale, de la Réserve Fédérale, des grandes banques, des dirigeants d’entreprise, des caisses de retraites, des gouvernements…

………….

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé, dans son rapport sur « les perspectives de l’économie mondiale » publié ce mercredi, ses prévisions pour l’économie mondiale. Elles sont très pessimistes, évidemment. Le monde devrait rentrer en 2009 dans une récession profonde avec un recul de son PIB de 1,3% cette année. Bravo, on enlève les lunettes roses.

Parce que pas plus tard qu’il y a 9 mois, ce même FMI misait sur une croissance mondiale de 4.1% pour 2008 et 2.9% pour 2009. Loins de moi l’idée de ridiculiser des prévisions faites, on l’espère, en toute bonne foi, parce que, de ce côté-ci des « peakistes », on n’en est pas à une contradiction près!

Maintenant au coeur de ce que les gourous de l’économie mondiale appelle une « crise de confiance », n’est-il pas ironique que l’on continue à lire et analyser ces chiffres comme s’ils étaient paroles d’Évangile? N’est-il pas ironique également de voir que ces mêmes gens, qui analysaient, dérégulaient, prêtaient et commentaient son aujourd’hui ceux qui ont la tâche de remettre le train sur les rails? Sur les même rails?

Ces prévisions sont toujours faites en ne tenant compte que du connu: taux de chômage, taux d’intérêts, investissements, ventes aux détails etc. Logique vous me direz! Pas si sûr…On base un système entier sur la croissance infini et sur des théories économiques sorties du moyen-âge (la main invisible), en ne considérant à peu près pas d’externalités. On a imaginé un système, aidé par les média-gagas, qui s’auto-régularise, qui s’auto-moralise et surtout, dont les ressources ne s’épuisent pas!

Alors quand ils nous sortent des chiffres… bof! Ça doit être ça, une crise de confiance!

Le G20 et ses solutions

Posted by Yanik Déry On avril - 1 - 2009

Alors que les yeux de la planète économie sont tournées vers Londres pour le sommet du G20, où le président français Nicolas Sarkozy réclame une « réforme du capitalisme », un grondement de plus en plus sourd se fait entendre, autant chez les classes de travailleurs des économies développées que dans les pays exclus de ces discussions.

Comment laisser à ceux qui sont à l’origine du problème le soin de trouver des solutions durables et éuitables?

Cette citation de Kamalesh Sharma, secrétaire général du Commonwealth, résume bien le noeud du problème:

«Le 2 avril, 90% du PIB mondial sera représenté à la table des négociations du G20 à Londres. Il ne manquera plus alors que 90% des pays».

L’importance de l’énergie bon marché

Posted by Yanik Déry On mars - 25 - 2009

J’entends déjà les commentaires négatifs des capitalistes extrémistes et autres économistes: « La hausse du prix du pétrole de l’an passé n’est due qu’à une manipulation des traders », « la crise économique actuelle n’est due qu’aux PCAA et à un manque de contrôle dans les milieux de la haute finance », etc.

Personne ne parle de l’effet du prix de l’énergie sur l’économie. Personne ne parle que la grande puissance que sont les États-Unis base son économie sur l’énergie bon marché et que, forcément, une hausse aussi importante que subite comme celle survenue en 2008 a eu un impact dévastateur sur l’économie.

Voici à se sujet un dossier simple mais complet reliant crise économique et coût de l’énergie:
Where we are headed: Peak oil and the financial crisis
Une version PDF est également disponible sur le site.

La baisse des investissements

Posted by Yanik Déry On mars - 25 - 2009

En complément du billet précédent où je fais le lien entre le pic pétrolier et la crise économique, voici un article qui explique somairement le noeud du problème lorsqu’on pense à une éventuelle reprise:

Vers une pénurie de pétrole?

Dorénavant, alors que les prix se sont effondrés et peinent à dépasser les 50 dollars le baril de 159 litres, consommateurs et producteurs ont pris acte de la baisse des investissements dans l’exploration et souligné d’une seule voix le risque d’une nouvelle flambée des prix en raison du désinvestissement.

Pour ce qui concerne l’OPEP, quelque 35 projets d’exploration ont ainsi été retardés ou annulés depuis l’été.

«Les bas prix d’aujourd’hui préparent le terrain pour une nouvelle poussée de prix à l’avenir», selon le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky, qui s’exprimait devant les grands noms de l’industrie pétrolière.

«Plus les prix du pétrole chuteront et plus ils resteront longtemps bas, plus cela aura un impact négatif sur l’offre future de pétrole», a-t-il ajouté.

C’est pas compliqué:

Baisse de demande > biasse du prix du baril > baisse des investissement > baisse de l’offre > hausse du pril du baril > baisse de demande…….

Une belle spirale descendante!

Crise financière et pic pétrolier…

Posted by Yanik Déry On mars - 25 - 2009

Après plusieurs mois d’absence, me voici de retour.

C’est évidemment assez difficile de continuer de parler du pic pétrolier alors que le prix du brut a dégringolé, qu’un crise financière majeur frappe la planète et qu’un majorité de personnes continuent de croire que toute cette histoire de « peak oil » n’est qu’une machination des pétrolière!

En fait, le plus grave dans tout ça c’est que toutes les bonnes résolutions prisent au plus fort de la crise pétrolière alors que le prix du baril atteignait 150$ ont été relégués aux oubliettes.  Comme si on était incapable d’affronter plus d’un problème à  la fois ou pire, comme si la crise énergétique et la crise économique n’étaient aucunement liées.

J’ai revu récemment une entrevue de 2003 de Colin Campbell – le fameux géologue fondateur de l’ASPO – qui expliquait concrètement comment il entrevoyait l’atteinte du fameux pic de production.  Sans surprise, il décrit parfaitement la situation actuelle. Il imaginait une série de crises suivies de brèves périodes de croissances, le fameux « plateau ondulatoire ». Ce plateua pourrait durer plusieurs années, jusqu’à l’inexorable déclin de la production.

Le réveille sera brutal pour ceux qui continue à croire en un système économique mondialisé qui dépend uniquement d’une croissance continue!  Logiquement, une reprise de la croissance remettra une pression énorme sur la demande en énergie et on se retrouvera au même point: hausse des prix du pétrole, hausse du prix des matières premières, crise alimentaire… du déjà vu quoi!

En bref, même si le « peak oil »  n’est plus à la mode, cela ne veut pas dire que la situation s’améliore!

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