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PIC PÉTROLIER.net est un site dédié au pic pétrolier (peak oil) et à son impact sur l’économie et sur la société en général. Notre but est de faire connaître les problèmes reliés à l'atteinte du pic de production de pétrole au niveau mondial et d'en envisager les conséquences et différentes pistes de solution. Sans aucune prétention scientifique, ce site se veut donc un document d'accompagnement alors que nous nous aprêtons à vivre la fin de l'Âge du Pétrole!

Archive for the ‘Prix du baril’ Category

Le mirage Saoudien

Posted by Yanik Déry On avril - 26 - 2011

Les récents évènements en Libye ont ramené la capacité de production pétrolière de l’Arabie Saoudite (AS) à l’avant-plan du dossier énergétique. Après des semaines d’incertitude, voilà que le Royaume annonce en grande pompe avoir augmenté sa production à 9 millions de barils par jour (M bpj) et que sa capacité de production excédentaire peut combler l’arrêt des exportations de brut venant de la Libye, à savoir environ 1,3 M bpj. Or, malgré une baisse temporaire des prix au moment de cette annonce, et une baisse sur les marchés internationaux durant trois jours consécutifs la semaine dernière, les pressions à la hausse restent importantes, au point ou les prix actuels se rapprochent des sommets historiques de 2008 qui avaient contribué à plonger le monde dans la plus grande récession depuis la crise de 1929.


Ce matin (26 avril 2011), le Brent se transige à 124$ÉU, le WTI à 112$ÉU et la hausse des dernières semaines se poursuit. Il semble de plus en plus évident que plus personne ne croit réellement aux capacités du Royaume saoudien d’augmenter significativement sa production et ses exportations pour une longue période. À ce propos, les révélations de l’automne 2009 du whistleblower de l’International Energy Agency (IEA) parues dans The Guardian, à l’effet que les réserves mondiales, et particulièrement saoudiennes, étaient largement surestimées, révélations confirmées par les câbles wikileaks publiés en février dernier, contribuent largement au climat de scepticisme par rapports aux prétentions saoudiennes, et donc à l’augmentation actuelle des prix.


Même si les dernières données disponibles montrent une augmentation de la production saoudienne depuis l’automne 2010, pour environ 500 000 bpj, dont à peine quelques milliers de barils depuis le début du conflit libyen, les données publiées pour février et mars 2011 montrent justement que la production du Royaume ne compense absolument pas pour la baisse de production en Libye (Analyse et graphiques sur TheOilDrum.com, en anglais). L’augmentation de la production est plutôt due à la très forte croissance de la demande intérieure du pays, surtout en prévision de l’été, la « haute saison » pour la consommation énergétique dans le pays, alors que la climatisation tournera à son maximum. Et c’est là que les milliards de barils enfouis dans le désert et plus encore les millions de baril par jour de capacité excédentaire, qu’ils soient fictifs ou réels, deviennent un mirage.


La croissance économique actuelle de l’Arabie Saoudite est le véritable game changer. Entre 1965 et 2005, sa population est passée de 5 à 25 millions d’habitants. Depuis 2000 seulement, l’augmentation se chiffre à 20%, alors même que le taux d’accroissement naturel reste encore très élevé, à 2,7% par année (Image Économique du Monde 2010). La consommation énergétique intérieure est pour sa part passée à 2,4 M bpj en 2009, une augmentation de 50% depuis 2000. Les autorités saoudiennes ont souvent répété que l’AS pouvait augmenter sa production à 12,5 M bpj et même davantage (ici, ici, ou encore ici) alors que personne ne regarde les chiffres qui comptent vraiment: les exportations. Le pays exporte moins aujourd’hui qu’il n’exportait en 2005. En fait, les exportation sont en baisse constante depuis 2006. Ce qu’il faut savoir également, c’est que le Royaume utilise le pétrole et le gaz naturel pour produire son électricité. Au total de la consommation énergétique, le gaz naturel compte pour 44% alors que le pétrole et ses dérivés (essence, diesel, kérosène…) comblent le reste. La désalinisation est une autre source importante de consommation d’énergie. Quelque 70% de l’eau potable de l’AS provient de l’une des 27 usines de désalinisation, qui requièrent des quantités phénoménales d’énergie, soit environ 1,5 M bpj.


Plus important encore, si toutes ces tendances se maintiennent, c’est presque une lapalissade d’affirmer que le pire reste à venir. En 2010, avant même les troubles en Tunisie et partout au Moyen-Orient, le ministère de l’Économie et du Développement (Arabie Saoudite) avait fait part de son nouveau plan de développement. Ce plan visait à accroître d’avantage le développement économique afin d’assurer les besoins d’une population grandissante. Les grandes lignes du plan étaient les suivantes:

    • Intensifier les efforts afin d’augmenter le niveau de vie des citoyens
      Créer des emplois
      Équilibrer le développement parmi les régions du Royaume
      Développer les infrastructures
      Augmenter la compétitivité de l’économie et des produits nationaux
  • Au niveau politique, on peut traduire cela par: « acheter la paix sociale ». Au niveau économique, on peut parler de « cannibaliser » les ressources. Une croissance démographique et économique parmi les plus importantes de la planète, jumelée à une politique de « stimulation » de la consommation et dans une certaine mesure de la valorisation du mode de vie euroaméricain, dans un pays ou le revenu par capita est parmi les plus élevés au monde, le résultat net est clair et sans appel: les exportations nettes de l’Arabie Saoudite sont entrées dans leur déclin final et l’AS cessera d’être un exportateur de pétrole beaucoup plus tôt que ne le prévoyaient les spécialistes.


    Quand? Les paris sont ouverts. Selon les données actuelles sur la croissance saoudienne, le Royaume pourrait consommer entre 6 et 8 M bpj en 2030, alors que les prévisions de production avoisinent justement les 8 M bpj! Autrement dit, quelque part entre 2020 et 2030, il ne restera que des miettes à exporter. L’observateur pourrait alors penser que rien ne presse parce qu’il reste probablement plus qu’une décennie pour s’ajuster, comme dans le cas plus global du pic pétrolier mondial, mais il serait dans l’erreur. Les récents évènements du « printemps arabe », et particulièrement le cas de l’Égypte, apportent un nouvel éclairage qu’aucun média mainstream n’a mentionné jusqu’à maintenant. L’Égypte est en ce moment même en train de passer d’exportateur net à importateur de pétrole. Même si les quantités en jeu restent minimes par rapport à l’Arabie Saoudite – une production d’environ 665 000 bpj en 2010 – le résultat net est que le pays a perdu les dizaines de millions de dollars par mois de « rente » pétrolière qu’il a retirée depuis la fin des années 1970, et qui avait justement contribué à son fulgurant développement à partir des années 1990. Mais, aussi et surtout, il a perdu la capacité financière de subventionner fortement le prix de nombreuses denrées de base, dont le pain. À cet égard, les émeutes de la faim de 2008 n’étaient qu’un prélude à ce qui s’est passé plus tôt cette année.


    Il est donc plausible de croire que de graves troubles sociaux puissent aussi survenir en Arabie Saoudite dans les années à venir, au fur et à mesure que les exportations baisseront. Comme dans le cas actuel de la Libye, où fait rage une guerre civile, ou dans le cas du Nigéria, où la rébellion se poursuit, l’instabilité politique et sociale a des impactes majeurs sur la production et, plus important encore, sur les exportations. À la lumières des données citées précédemment, et si rien ‘est fait pour renverser la tendance, l’actuel Royaume d’Arabie Saoudite pourrait bien cesser d’exister bien avant que ne cessent ses exportations.

    Égypte

    Arabie Saoudite


    * En gris, la production, en vert, les exportations, alors que la ligne noire indique la consommation


    ***********


    Note: Les données sur l’Arabie Saoudite sont tirées d’un important dossier préparé par Johnathan Callahan PhD, et publié sur TheOilDrum (What is “our” oil doing in their economy? — Saudi oil consumption trends). Vous y trouverez graphiques, références et beaucoup d’autres données. Je vous suggère fortement la lecture de ce dossier de même que les discussions et les commentaires qui suivent où il est beaucoup question des perspectives politiques, économiques et sociales découlant de l’analyse de ces données.

    Le baril à moins 10$ dans la prochaine décennie?

    Posted by Yanik Déry On août - 14 - 2009

    Non, non, ne riez pas! Malgré les signaux qui se multiplient sur la raréfication de la ressource et les coûts de plus en plus élevé de son extraction, certains continuent de croire à un baril entre 4$ et 10$ dans les années qui suivent.

    C’est du moins ce que croit Robert Prechter, fondateur de Elliott Wave International Inc. Pour lui, le prix du baril de pétrole, tout comme le prix des matières premières, n’est qu’une affaire de cycles. Ce « commodity cycle » serait en moyenne de 29 ans, avec des pic passés en 1920, 1951, 1980 and 2008. Ces théories sont basées sur le principe des vagues d’Elliott (Elliott Wave Principle), nommé d’après Ralph Nelson Elliott, un économiste des années 30s, qui proposait que les prix du marchés se développaient suivant des modèles spécifiques.

    “The Elliott-Wave picture pretty much assures us that there will be no additional waves of advance to extend the ‘peak oil’ mania,” Prechter said in the report. “On the contrary, if five waves are complete from the early 1990s, oil should fall to between $4 and $10 a barrel, which, needless to say, supports our deflationary outlook.”

    Je veux bien courir tout nu dans Trois-Rivières si ses prédictions se confirment!

    Article complet sur Bloomberg: ici

    Le pétrole profite de la croissance européenne

    Posted by Yanik Déry On août - 14 - 2009

    Le pétrole profite de la croissance européenne

    L’activité de la zone euro ne s’est contractée que de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au précédent. Et l’Allemagne et la France ont enregistré une expansion de leur économie, à la surprise des économistes.

    Ces statistiques ont renforcé l’optimisme né des commentaires de la banque centrale américaine, qui a estimé mercredi que l’activité de la première économie mondiale se stabilisait.

    Pour le marché, cela signifie que «l’activité se stabilise plus rapidement qu’anticipé et que nous allons sortir plus vite de la récession, ce qui va se traduire par une progression de la demande» de pétrole, a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

    Article complet sur Cyberpresse: ici

    Entrevue avec Jeff Rubin

    Posted by Yanik Déry On juin - 16 - 2009

    Jeff RubinUne entrevue de Chris Arsenault, du site Internet www.ipsnews.net, avec Jeff Rubin. Ce dernier est toujours en tournée de promotion pour son dernier livre « Why Your World is About to Get a Whole Lot Smaller » prédisant la fin de la mondialisation (on vous disait bien que sa notoriété lui ouvrirait les portes des médias et amènerait le peak oil à l’avant-scène!).

    Dans cet entrevue, il amène un point extrêmement important qui explique en partie pourquoi, encore, dans l’opinion publique, il y a tant de gens qui ne « croient » pas ce que Rubin, ce site, ou les « peakistes » en général racontent. En parlant des CERA (Cambridge Energy Research Associates), Exxon et autres « optimistes », il mentionne avec justesse que ces derniers font grand état de la moindre découverte de pétrole, si difficilement accessible soit-elle, ou si petite soit-elle, sans jamais parler des champs actuels qui sont déjà en déclin, parfois à un rythme accéléré (cantarell, Mer du Nord…).

    You are losing sight of what the Cambridge Energy Research Associates and Exxon don’t tell you about. They hold big press conferences to talk about ‘oh we just discovered the Jack Field – 10,000 feet under the hurricane ravaged waters of the Gulf of Mexico, isn’t that fantastic’.

    They don’t hold press conferences [to announce] ‘see this field here? It has been producing for 50 years. It’s about to run dry.’

    Every year we lose four million barrels a day [of production due to depletion]. Over the next five years, we are going to have to find 20 million barrels a day of new production, just so that we can [continue to] consume what we consume today.

    Article complet (en Anglais) sur le site de IPS News: Q&A: « The Global Crisis Is Really About a 140-dollar Barrel of Oil »

    Nigéria: C’est une guerre du pétrole!

    Posted by Yanik Déry On juin - 11 - 2009

    Pétrole au NigériaSuivant depuis longtemps les actualités du « peak oil », je vois régulièrement des dépêches concernant les problèmes reliés aux attaques du MEND (Mouvement pour l’Émancipation du Delta du Niger) sur les installations pétrolières du sud du Nigéria. Jusqu’à récemment, je ne voyais que les chiffres.

    C’est une image du film HOME de Yann arthus-Bertrand qui m’a incité à pousser plus loin mes recherches et à m’intéresser davantage à la question du Nigéria. Une image coup de poing, comme beaucoup d’autres dans le film, où on voit à l’avant-plan un bidonville du Delta du Niger, avec en arrière-plan des installations pétrolières. Une image qui explique à elle seule les revendications du MEND.

    Loin d’avoir rempli ses promesses de développement et d’enrichissement collectif, le pétrole a permis à une minorité de s’enrichir alors qu’il détruit la vie de plusieurs autres. Les royautés et compensations de toutes sortes ne se rendent pas à la base de la pyramide, là ou le peuple Nigérien en aurait bien besoin: infrastructures, éducation, services de santé… Le Nigéria est toujours considéré comme un des pays les plus corrompus de la planète.

    La polution est un également un probleme majeur dans cette partie du pays. Là où des communautés entières vivaient essentiellement de pêche et d’agriculture, des décennies d’exploitation sauvage et « d’accidents écologiques » ont boulversés la vie des habitants du milieu. Les stocks de poissons pratiquement disparus, les expropriations et les terres incultivables ont poussés des dizaines de millier de personnes vers les villes, y alimentant les problèmes déjà criants de surpopulation, de chômage, de criminalité et, paradoxalement, de pénuries d’essence.

    Les attaques continues du groupe de rebelles sur les pipelines et les installations ont considérablement réduit la capacité de production du Nigéria, si bien que le plus populeux pays d’Afrique est en voie d’être dépassé par l’Angola comme premier producteur de pétrole du continent. Dans ce gigantesque pays de plus de 150 Millions d’habitants où les inégalités sont à l’image du reste de l’Afrique, ce mouvement de rébellion n’est pas prêt de s’éteindre.

    D’ailleurs, même si on n’en fait peu écho dans les grands médias d’ici, en fait pas du tout, le MEND a annoncé avoir attaqué la station de pompage de Chevron à Otunana hier. De son côté, le gouvernement, la JFT (Joint Task Force) et Chevron nient qu’il y ait eu attaque et avancent plutôt un qu’un incendie est la cause de la fermeture de la station.

    Cette guerre du pétrole dont les champs de batailles sont constitués de canaux, rivières et marécages, est maintenant devenue une guerre d’opinion publique et de communications. L’enjeu est majeur. On se souviendra qu’au plus fort du choc pétrolier de 2008, le moindre incident dans le Delta du Niger, au Vénézuela ou en Irak contribuait à l’augmentation du prix du baril le propulsant vers son sommet de 147$. Dans un avenir rapproché, alors que l’écart entre offre et demande tend à se rapproché des niveaux de 2008, il faut s’attendre à ce que ce genre de nouvelle ait un impact marqué sur les prix du brut.

    Évidemment, ce ne sont toujours pas les habitants du delta qui pourront en profiter!


    ————
    Pour plus d’informations sur le MEND, le Nigéria et son pétrole, je vous invite à lire l’excellent reportage de Tome Neil du National Geographic:Curse of the Black Gold: Hope and betrayal on the Niger Delta.

    Également, voyez la galerie de photos du Photograph Ed Kashi (dont celle présentée dans ce billet).

    La fin du monde (tel qu’on le connaît), selon Jeff Rubin

    Posted by Yanik Déry On mai - 28 - 2009

    L’ancien Économiste en Chef de la CIBC, Jeff Rubin, remet ça. Celui qui nous a habitué à des déclarations chocs et des prédictions souvent controversées, comme le baril de pétrole à 100$, est à promouvoir son nouveau livre Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller.

    « Converti » aux théories du pic pétrolier depuis sa rencontre de 2000 avec le réputé géologue Irlandais Colin Campbell, Rubin a quitté son poste à la CIBC en mars dernier afin de se consacrer entièrement à l’écriture de son bouquin et par le fait même, à faire connaître la menace du « peak oil » à un vaste public.

    Le livre reprend en gros ce qui se discute depuis des années dans des cercles relativements restreints de géologues et d’économistes, soit les conséquences concrètes de l’atteinte du pic de production pétrolière. Baril de pétrole à 100$ d’ici quelques mois, à 200$ d’ici 4 ans, fin de la mondialisation économique tel qu’on la connaît, révolution majeure dans les modes de transport, retour à l’économie « locale »… bref, autant de sujets abordés ici et ailleurs chez les « peakistes »!

    L’importance de la nouvelle? Jeff Rubin SAIT faire parler de lui. En quittant son poste à la CIBC, il a maintenant la liberté de parole et d’action qui lui manquait pour faire campagne. Il a toujours ses entrées dans les médias et ses contacts sur Bay Street, ce qui fera de lui un acteur important du dossier du pic pétrolier pour des années à venir.

    —-
    Sources:

    Sur Cyberpresse ce matin: La fin du monde (tel qu’on le connaît) est proche
    Dans Les Affaires: Que devient Jeff Rubin ?
    Reuter, plus tôt cette semaine: http://www.reuters.com/article/GCA-Oil/idUSTRE54P4O520090526

    Son livre est disponible sur Amazon ici.

    Pétrole : le retournement est en vue

    Posted by Yanik Déry On avril - 22 - 2009

    C’est un article paru sur MoneyWeek.fr la semaine dernière qui attire mon attention ce matin. C’est devenu le secret le moins bien gardé: la crise actuelle retarde ou annule carrément tellement de projets de développement de la production pétrolière, que les approvisionnements futurs sont menacés. Selon Isabelle Mouilleseaux , Rédactrice en chef de L’Edito Matières Premières & Devises, il faut s’attendre à une remontée de la demande mondiale en sortie de crise, tirée par le retour à la croissance des pays émergents.

    Comme par hasard, c’est à ce moment-là que la production de pétrole aura été réduite au minimum. Le prix du baril reprendra alors rapidement le chemin de la hausse et ce de façon durable.

    Et on se souvient de l’été 2008 et des effets d’un prix du baril à la hausse…!

    Article complet: Pétrole : le retournement est en vue

    L’ARAMCO retarde des projets importants

    Posted by Yanik Déry On avril - 21 - 2009

    En l’espace de 2 semaines la compagnie nationale d’Arabie Saoudite, la Saudi Aramco, vient d’annoncer le report de deux nouveaux projets de développement totalisant 1.3M b/j, pour un investissement total de 17$ Milliards US.

    Les projets visés sont ceux de la raffinerie de Ras tanura et du plus grand champ pétrolifère offshore du Royaume, le Saudi Arabian Manifa.

    Sources:
    1-
    Saudi Aramco delays Manifa offshore project

    2-
    Aramco delays US$8 billion Ras Tanura expansion

    ASPO Newsletter – Mars 2009

    Posted by Yanik Déry On avril - 17 - 2009

    Très intéressant numéro ou Colin Campbell nous explique pourquoi le Pétrole et le Gaz de l’arctique sont généralement considérés comme non-conventionels.

    Également, dans son article intitulé Flat-Earth Cheers, il reprend ce que plusieurs avancent depuis longtemps, dont moi sur ce blogue, à savoir que les « Économistes terre-aplatistes » continuent de nier l’évidence de l’échéance du pic pétrolier imposé par la nature:

    It seems likely that this year will see a further marked decline in production. The flat-earth economists
    may cheer, being able to attribute it to falling demand from a collapsing world economy, as well as
    investment constraints. These factors, which are indeed contributory factors, will allow them to persist in
    denial of physical limits as imposed by Nature, which are anathema to their calling. They can cheer even
    louder in recognition that their principle of discounted cash flow, whereby the future is deemed in financial
    terms to be worth less the present, has been more than vindicated.

    Téléchargez le PDF complet ici.

    L’importance de l’énergie bon marché

    Posted by Yanik Déry On mars - 25 - 2009

    J’entends déjà les commentaires négatifs des capitalistes extrémistes et autres économistes: « La hausse du prix du pétrole de l’an passé n’est due qu’à une manipulation des traders », « la crise économique actuelle n’est due qu’aux PCAA et à un manque de contrôle dans les milieux de la haute finance », etc.

    Personne ne parle de l’effet du prix de l’énergie sur l’économie. Personne ne parle que la grande puissance que sont les États-Unis base son économie sur l’énergie bon marché et que, forcément, une hausse aussi importante que subite comme celle survenue en 2008 a eu un impact dévastateur sur l’économie.

    Voici à se sujet un dossier simple mais complet reliant crise économique et coût de l’énergie:
    Where we are headed: Peak oil and the financial crisis
    Une version PDF est également disponible sur le site.

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