Bienvenue sur Pic Pétrolier.net!

PIC PÉTROLIER.net est un site dédié au pic pétrolier (peak oil) et à son impact sur l’économie et sur la société en général. Notre but est de faire connaître les problèmes reliés à l'atteinte du pic de production de pétrole au niveau mondial et d'en envisager les conséquences et différentes pistes de solution. Sans aucune prétention scientifique, ce site se veut donc un document d'accompagnement alors que nous nous aprêtons à vivre la fin de l'Âge du Pétrole!

Archive for the ‘Autre’ Category

Le baril à moins 10$ dans la prochaine décennie?

Posted by Yanik Déry On août - 14 - 2009

Non, non, ne riez pas! Malgré les signaux qui se multiplient sur la raréfication de la ressource et les coûts de plus en plus élevé de son extraction, certains continuent de croire à un baril entre 4$ et 10$ dans les années qui suivent.

C’est du moins ce que croit Robert Prechter, fondateur de Elliott Wave International Inc. Pour lui, le prix du baril de pétrole, tout comme le prix des matières premières, n’est qu’une affaire de cycles. Ce « commodity cycle » serait en moyenne de 29 ans, avec des pic passés en 1920, 1951, 1980 and 2008. Ces théories sont basées sur le principe des vagues d’Elliott (Elliott Wave Principle), nommé d’après Ralph Nelson Elliott, un économiste des années 30s, qui proposait que les prix du marchés se développaient suivant des modèles spécifiques.

“The Elliott-Wave picture pretty much assures us that there will be no additional waves of advance to extend the ‘peak oil’ mania,” Prechter said in the report. “On the contrary, if five waves are complete from the early 1990s, oil should fall to between $4 and $10 a barrel, which, needless to say, supports our deflationary outlook.”

Je veux bien courir tout nu dans Trois-Rivières si ses prédictions se confirment!

Article complet sur Bloomberg: ici

Entrevue avec Jeff Rubin

Posted by Yanik Déry On juin - 16 - 2009

Jeff RubinUne entrevue de Chris Arsenault, du site Internet www.ipsnews.net, avec Jeff Rubin. Ce dernier est toujours en tournée de promotion pour son dernier livre « Why Your World is About to Get a Whole Lot Smaller » prédisant la fin de la mondialisation (on vous disait bien que sa notoriété lui ouvrirait les portes des médias et amènerait le peak oil à l’avant-scène!).

Dans cet entrevue, il amène un point extrêmement important qui explique en partie pourquoi, encore, dans l’opinion publique, il y a tant de gens qui ne « croient » pas ce que Rubin, ce site, ou les « peakistes » en général racontent. En parlant des CERA (Cambridge Energy Research Associates), Exxon et autres « optimistes », il mentionne avec justesse que ces derniers font grand état de la moindre découverte de pétrole, si difficilement accessible soit-elle, ou si petite soit-elle, sans jamais parler des champs actuels qui sont déjà en déclin, parfois à un rythme accéléré (cantarell, Mer du Nord…).

You are losing sight of what the Cambridge Energy Research Associates and Exxon don’t tell you about. They hold big press conferences to talk about ‘oh we just discovered the Jack Field – 10,000 feet under the hurricane ravaged waters of the Gulf of Mexico, isn’t that fantastic’.

They don’t hold press conferences [to announce] ‘see this field here? It has been producing for 50 years. It’s about to run dry.’

Every year we lose four million barrels a day [of production due to depletion]. Over the next five years, we are going to have to find 20 million barrels a day of new production, just so that we can [continue to] consume what we consume today.

Article complet (en Anglais) sur le site de IPS News: Q&A: « The Global Crisis Is Really About a 140-dollar Barrel of Oil »

La fin du pétrole, y croyez-vous?

Posted by Yanik Déry On juin - 3 - 2009

Dans la foulée du récent « buzz » autour de la voiture électrique (Tesla acheté par Mercedes, projets de voitures électriques par Audi, la Volt de Chevrolet bientôt disponible et les récents commentaires de Frank Stronach, grand patron de Magna maintenant propriétaire d’Opel), André Pratte ce matin sur Cyberpresse se demande si ce ne serait pas la « fin du pétrole ».

Malheureusement, les questions soulevées par Monsieur Pratte ne concernent que les technologies et la R & D. Aucun mot sur la finitude de la ressource. La discussion qui suit sur le blogue reflète bien l’ignorance de la population en générale sur le problèmatique du « peak oil ».

Quelques exemple de commentaires:

2 Juin 2009
18h10

Vraiment pas pour toute suite, c’Est encore une autres excuse pour pouvoir manipuler le prix du pétrole comme ils le veulent. Le PEAK OIL a été prouvé que c’était de la fraude, une autre campagne de peur. Les compangnies comme la British pétroleum eux meme l’Avoue et meme avoue qu’ils réduisent la quantité de pétrole qu’ils exploitent pour créée artificiellement un manque. Dans leur propres document et meme ceux du gouvernement ils nous le disent que c’est completement ridicule que meme ils peuvent creusé n’importe ou presque et en trouver. Faite une petite recherche sur le net et ca prendras pas de temp que vous allez trouvé les preuves sur des sites officiel. Tout ca ca rentre encore dans le plan de l’onu et des banques centrale de pouvoir éventuellement controlé toute nos vie en utilisant les bandes de hippies tout droit sortie de l’air communiste que sont nos environementalist de nos jours ( genre Équiterre, greenpeace,… ). Ils vont vouloir controlé les quantités pétroles que nous allons consomé , la quantité de viande rouge que nous avons mangé, l’eau utilisé, la distance parcouru par année,le nombre d’enfant que vous avez droit d’Avoir,… et as la fin de l’année si vous avez dépassé votre limite ils vont vous taxer des prix de fous pour le bien de la planete. Si ils auraient voulu sortir des voitures électriques ca ferais longtemp qu’ils l’auraient fait.

On sait qu’il n’y aura pas de pétrole de façon infini. Donc oui, il faut trouver une nouvelle source d’énergie. Je crois que cette nouvelle source, c’est l’hydrogène, en fait les piles à l’hydrogène. On aura alors des voitures électriques, mais pas à piles rechargeables. Les piles rechargeables, je n’y crois pas. Mais comme la technologie est longue à développer, il faut une solution à moyen terme, afin de consommer moins de pétrole. Alors cette solution c’est l’hybride ? Non ! On ne va nulle part avec l’hybride – pour vous en convaincre, lisez le match comparatif de cette semaine sur Mon volant. L’alternative, existe déjà, c’est le diesel bon sang !!!

La fin du pétrole, oubliez ça tant et aussi longtemps que cette or noir rapporteras des milliards de dollard a tout ces actionnaires assoifés d’argent.

Les pétrolieres se chargerons de ralentir cette élan vers la voiture électrique

N’oubliez pas que c’est l’argent qui menent sur cette planète!

De toute façon la voiture électrique ne régleras pas le problème de pollution puisque la grande majorité de l’électricité produite sur terre est avec des centrales au mazout.

Ouf….

Bref, je me suis senti obliger de répondre un tout petit peu, et d’inviter les lecteurs à venir en discuter ici.
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Assez pénible de lire certains commentaires ce matin.

Je respecte les opinions de chacun, mais il est évident que certains ne savent pas de quoi ils parlent!

@ celebrome:

Vous dites « Le PEAK OIL a été prouvé que c’était de la fraude, une autre campagne de peur. »

Cela reflète bien une opinion très répandue de croire que les pétrolières on monté de toute pièce cette histoire de pic pétrolier. Or, si vous lisez un minimum sur le sujet (et pas seulement sur internet), vous allez voir que les pétrolières ont toujours niées officièlement les théories du pic de production. Ce n,est que récemment qu’elles ont avoué que nous nous dirigeons vers un « mur ». Au début on disait dans 50 ans, puis dans 30, puis entre 10 et 20… Même chose avec l’EIA (Energy Information Administration) aux États-Unis et l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie).

@ planteg

L’hydrogène n’est PAS une source d’énergie! Et le diesel… euh… c’est du pétrole, non?

@ snooze

Même chose pour l’hydrogène! Pour ajouter à votre commentaire, à je crois que vous avez tord! Si vous avez vu « Who killed the electric car », vous devez savoir que l’hydrogène, c’est la solution des « corporate » pis justement du « big oil »! Pourquoi? Parce que, contrairement à la voiture électrique, on aurait besoin de faire le « plein » à travers le réseau des Shell, Exxon et BP de ce monde.

@ un-canadien-errant

Comme monsieur Pratte, vous semblez croire que la fin du pétrole n’est qu’une affaire de technologie? Erreur…. c’est avant tous un problème de géologie! Ressource fini, point!

@ sxmi

Idem pour vous… vous semblez croire que le pétrole n’est qu’un affaire d’argent et d’économie!

@ charliebravo

Vous dites: “La fin du pétrole” peut-être, mais vraiment pas pour les 75 à 100 prochaines années. Pourquoi? parce qu’il y en a en abondance. Il y au moins vingt fois plus de pétrole dans le sous-sol que tout ce qui a été consommé depuis sa découverte. »

Oh là… vous remporté la palme aujourd’hui. Permettez-moi de me moquer de vous parce que ce n,est pas une opinion que vous emettez, c’est un grossier mensonge! N’importe quoi!

Le pic de production pétrolière n’est pas une théorie mais un fait. La production d’un puit de pétrole atteint à un moment donné un pic, suivi d’un déclin. Même chose pour une région donnée, même chose pour la production globale. La plupart des géologues, des économistes et des consultants dans le monde du pétrole connaissent maintenant ce fait.

Les différences d’opinion résident maintenant dans le « quand » et le « comment ». Quand le pic sera atteint? Qu’elles en seront les conséquences? Qu’elles sont les alternatives au pétrole?

Pour moi, et pour de plus en plus de spécialistes, le pic a été atteint l’an passé et la récession actuelle en occident ne fait que retarder les conséquences désastreuses du début du déclin de la production.

À lire sur Cyberpresse: La fin du pétrole, y croyez-vous?

La fin du monde (tel qu’on le connaît), selon Jeff Rubin

Posted by Yanik Déry On mai - 28 - 2009

L’ancien Économiste en Chef de la CIBC, Jeff Rubin, remet ça. Celui qui nous a habitué à des déclarations chocs et des prédictions souvent controversées, comme le baril de pétrole à 100$, est à promouvoir son nouveau livre Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller.

« Converti » aux théories du pic pétrolier depuis sa rencontre de 2000 avec le réputé géologue Irlandais Colin Campbell, Rubin a quitté son poste à la CIBC en mars dernier afin de se consacrer entièrement à l’écriture de son bouquin et par le fait même, à faire connaître la menace du « peak oil » à un vaste public.

Le livre reprend en gros ce qui se discute depuis des années dans des cercles relativements restreints de géologues et d’économistes, soit les conséquences concrètes de l’atteinte du pic de production pétrolière. Baril de pétrole à 100$ d’ici quelques mois, à 200$ d’ici 4 ans, fin de la mondialisation économique tel qu’on la connaît, révolution majeure dans les modes de transport, retour à l’économie « locale »… bref, autant de sujets abordés ici et ailleurs chez les « peakistes »!

L’importance de la nouvelle? Jeff Rubin SAIT faire parler de lui. En quittant son poste à la CIBC, il a maintenant la liberté de parole et d’action qui lui manquait pour faire campagne. Il a toujours ses entrées dans les médias et ses contacts sur Bay Street, ce qui fera de lui un acteur important du dossier du pic pétrolier pour des années à venir.

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Sources:

Sur Cyberpresse ce matin: La fin du monde (tel qu’on le connaît) est proche
Dans Les Affaires: Que devient Jeff Rubin ?
Reuter, plus tôt cette semaine: http://www.reuters.com/article/GCA-Oil/idUSTRE54P4O520090526

Son livre est disponible sur Amazon ici.

La Chine place ses pions!

Posted by Yanik Déry On mai - 20 - 2009

China

Depuis déjà plusieurs années, la Chine montre un taux de croissance dépassant les 10% et un excédent commercial de centaines de milliards de dollars. En 2008 seulement, malgré la crise financière et la contraction du commerce mondial, elle montre un accroissement de son PIB de l’ordre de 9%. C’est évidemment loin des 13% montrés en 2007, mais avec un excédent commercial de près de 300 Milliards $US, elle a en main les outils nécessaires afin de relancer son économie, de la ré-orienter et de la préparer pour l’avenir. C’est précisément ce à quoi on assiste ces derniers mois.

Le plan de relance de la Chine face à la crise, par le biais d’investissement colossaux dans les infrastructures publiques et par des programmes de soutien pour l’achat de véhicules et d’habitations, vise essentiellement à soutenir la demande intérieure, en réponse à la baisse des exportations. Grâce à ces mesures, la consommation des ménages est en croissance stable de 16% au premier trimestre 2009. Pour l’année 2009 on pévoit un croissance globale entre 6% et 7%.

C’est surtout au niveau des investissements à l’étranger et de l’achat et le stockage de ressources que la Chine se démarque des autres puissances économiques dans sa réponse à la crise. Pendant que le reste de l’économie mondiale est paralysé par une crise du crédit sans précédent, où tant les États que les compagnies et les ménages sont endettés jusqu’à en être pris à la gorge, la Chine se prépare à faire face à une éventuelle reprise en achetant tout ce qu’elle peut sur les marchés des matières premières. Devenu le grand argentier de la planète grâce à ces immenses réserves de change, estimées à 2 000 milliards de $US, elle multiplie les ententes économique, les acquisitions d’entreprises et surtout, les contrats d’approvisionnement en ressources et en pétrole.

Dans un entente signée mardi dernier entre Pétrobas et la China Development Bank, cette dernière prête 10 Milliards $US à la pétrolière en échange d’un contrat d’approvisionnement garanti de 200,000 bpj pendant 10 ans. Cette entente, de même que les 13 autres signées par la même occasion, entre autres dans les domaines de la science, de l’agriculture et des sports, fait de la Chine le plus important partenaire commercial du Brésil, devançant maintenant les États-Unis, avec un commerce bilatéral atteignant en avril plus de 3,2 Milliards de $US.

Cette entente fait suite à celle signée en février avec la Russie où la Chine prêtait cette fois 25 Milliards de $US à deux pétrolières russes, Transneft et Rosneft, en échange d’un contrat d’approvisionnement de 300 Millions de tonnes de brut sur 20 ans. La construction de la portion chinoise du pipeline devant relier la Sibérie et la Chine a même débutée cette semaine. Même chose au Venezuela ou un prêt de 4 Milliards $US garantie un approvisionnement de 200,000 bpj. D’autres ententes semblables sont en cours de négociations avec le Kazakhstan et l’Angola.

Les investissement étranger touchent également l’aluminium, le zinc et le minerai de fer. Que ce soit en Amérique Latine, en Afrique, en Asie-Centrale, au Moyent-Orient ou en Australie, la stratégie est la même: profiter des difficultés financières ou des besoins de financement des entreprises, souvent même des compagnies nationales, pour acquérir des participations toujours plus importantes afin de se garantir des contrats d’approvisionnement et de se protéger contre les hausse éventuelles du prix des matières et la dévaluation du dollar US.

Pendant que les États-Unis investissent des milliards dans ses banques moribondes et tentent désespérément de sauver de la faillite ses constructeurs automobiles, il semblerait que la prochaine partie sur l’échiquier de l’économie mondiale soit déjà commencée. Et lorsque les États-Unis réussiront enfin à s’asseoir à la table, j’ai bien peur qu’il ne lui manque quelque pions pour faire face au joueur d’en face!

Sources:
Rebond de la croissance chinoise au premier trimestre
China signs $10 bln loan-for-oil deal with Brazil
New Strategies for China’s Energy Quest
Cash is king : les Chinois en position de force
La Chine joue la hausse du fer

Image- Mercopress (Le Vice-Président Chinois Xi Jinping rencontre le Président brézilien Luiz Inacio Lula da Silva en Février dernier)

Croissance, PIB et autres farces du FMI…

Posted by Yanik Déry On avril - 23 - 2009

… du FMI, de la Banque Mondiale, de la Réserve Fédérale, des grandes banques, des dirigeants d’entreprise, des caisses de retraites, des gouvernements…

………….

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé, dans son rapport sur « les perspectives de l’économie mondiale » publié ce mercredi, ses prévisions pour l’économie mondiale. Elles sont très pessimistes, évidemment. Le monde devrait rentrer en 2009 dans une récession profonde avec un recul de son PIB de 1,3% cette année. Bravo, on enlève les lunettes roses.

Parce que pas plus tard qu’il y a 9 mois, ce même FMI misait sur une croissance mondiale de 4.1% pour 2008 et 2.9% pour 2009. Loins de moi l’idée de ridiculiser des prévisions faites, on l’espère, en toute bonne foi, parce que, de ce côté-ci des « peakistes », on n’en est pas à une contradiction près!

Maintenant au coeur de ce que les gourous de l’économie mondiale appelle une « crise de confiance », n’est-il pas ironique que l’on continue à lire et analyser ces chiffres comme s’ils étaient paroles d’Évangile? N’est-il pas ironique également de voir que ces mêmes gens, qui analysaient, dérégulaient, prêtaient et commentaient son aujourd’hui ceux qui ont la tâche de remettre le train sur les rails? Sur les même rails?

Ces prévisions sont toujours faites en ne tenant compte que du connu: taux de chômage, taux d’intérêts, investissements, ventes aux détails etc. Logique vous me direz! Pas si sûr…On base un système entier sur la croissance infini et sur des théories économiques sorties du moyen-âge (la main invisible), en ne considérant à peu près pas d’externalités. On a imaginé un système, aidé par les média-gagas, qui s’auto-régularise, qui s’auto-moralise et surtout, dont les ressources ne s’épuisent pas!

Alors quand ils nous sortent des chiffres… bof! Ça doit être ça, une crise de confiance!

Entrevue avec Richard Heinberg

Posted by Yanik Déry On avril - 17 - 2009

Entrevue du site Actu-Environnement.com avec Richard Heinberg, consultant auprès du Post Carbon Institute, auteur d’ouvrages remarqués, est mondialement reconnu comme l’un des principaux spécialistes de la question du pic pétrolier.

AE : Dans Power Down, vous affirmez que la poursuite de la croissance relève d’une logique insoutenable. Que voulez-vous dire par « power down » ?
RH : Power down renvoie à la nécessité de réduire délibérément la consommation d’énergie. Or ce n’est pas ce qui s’est passé, car la chute de la consommation n’a pas résulté d’un processus délibéré. Ironiquement, ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est au déclin substantiel des émissions de gaz à effet de serre, et ceci s’explique non pas parce que tous les pays du monde se sont mis autour d’une table et se sont mis d’accord sur un Protocole, mais simplement parce que l’économie s’effondre. Cela aurait été bien mieux de planifier cette réduction, si nous avions été capables de réduire notre consommation d’énergies fossiles sans y être acculés par une crise économique. Mais cela n’a pas été le cas. Malheureusement, la situation risque d’empirer. Je ne pense pas qu’il y ait une solution à la crise économique. Nous allons assister au ralentissement de l’activité économique dans les prochaines années, et ce ralentissement sera tel qu’en aucune manière nous ne pourrons revenir en arrière et renouer avec une économie à forte croissance. Mais ce que nous pouvons faire en revanche, c’est réformer notre économie de manière à ce qu’elle puisse fonctionner avec beaucoup moins d’activité, ce qui implique d’accorder plus d’attention aux services d’intérêt général – éducation, santé, culture…, et de mettre moins l’accent sur la consommation, la production industrielle et toutes les choses que nous considérons d’habitude comme des facteurs de croissance économique.

À lire:  »Nous ne pourrons revenir en arrière et renouer avec une économie à forte croissance »

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