… du FMI, de la Banque Mondiale, de la Réserve Fédérale, des grandes banques, des dirigeants d’entreprise, des caisses de retraites, des gouvernements…
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Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé, dans son rapport sur « les perspectives de l’économie mondiale » publié ce mercredi, ses prévisions pour l’économie mondiale. Elles sont très pessimistes, évidemment. Le monde devrait rentrer en 2009 dans une récession profonde avec un recul de son PIB de 1,3% cette année. Bravo, on enlève les lunettes roses.
Parce que pas plus tard qu’il y a 9 mois, ce même FMI misait sur une croissance mondiale de 4.1% pour 2008 et 2.9% pour 2009. Loins de moi l’idée de ridiculiser des prévisions faites, on l’espère, en toute bonne foi, parce que, de ce côté-ci des « peakistes », on n’en est pas à une contradiction près!
Maintenant au coeur de ce que les gourous de l’économie mondiale appelle une « crise de confiance », n’est-il pas ironique que l’on continue à lire et analyser ces chiffres comme s’ils étaient paroles d’Évangile? N’est-il pas ironique également de voir que ces mêmes gens, qui analysaient, dérégulaient, prêtaient et commentaient son aujourd’hui ceux qui ont la tâche de remettre le train sur les rails? Sur les même rails?
Ces prévisions sont toujours faites en ne tenant compte que du connu: taux de chômage, taux d’intérêts, investissements, ventes aux détails etc. Logique vous me direz! Pas si sûr…On base un système entier sur la croissance infini et sur des théories économiques sorties du moyen-âge (la main invisible), en ne considérant à peu près pas d’externalités. On a imaginé un système, aidé par les média-gagas, qui s’auto-régularise, qui s’auto-moralise et surtout, dont les ressources ne s’épuisent pas!
Alors quand ils nous sortent des chiffres… bof! Ça doit être ça, une crise de confiance!



