Enfin! La logique est en train de rejoindre les grand médias de masse!
D’abord Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, qui remet en question de façon spectaculaire le modèle de croissance que nous avons adopté. Selon lui « Mère Nature et le marché » viennent de heurter un mur:
Quittons aujourd’hui le cadre habituel de l’analyse de cette crise économique, pour aborder un questionnement radical : Et si la crise de 2008 représentait quelque chose de beaucoup plus fondamental qu’une grave récession ? Et si elle nous annonçait que l’ensemble du modèle de croissance que nous avons créé au cours des 50 dernières années n’est tout simplement pas viable économiquement et écologiquement, et que l’année 2008 est celle où nous avons heurté un mur – celle où Mère Nature et le marché nous on dit tous deux : « assez. »
Article original dans le New York Times.
Traduction française dans ContreInfo.
Puis ce matin en ouvrant Cyberpresse: surprise! Sous la plume de Philippe Mercure, l’analyse de Dan Stanek, vice-président exécutif de la firme de recherche en commerce de détail TNS Retail Forward, se veut réaliste et lucide:
«La surconsommation n’est plus un signe de succès. Les gens rient de la surconsommation», a dit le conférencier en montrant quelques sites web qui se moquent du consumérisme.
Et cette idée de «dépenser moins et vivre mieux» dépasse largement le cercle des anticapitalistes purs et durs. M. Stanek observe que même les plus fortunés sont en train de changer leurs habitudes. «L’idée n’est plus d’en mettre plein la vue avec le luxe et les marques connues», dit-il.
Selon lui, la volonté de réduire sa consommation s’allie aujourd’hui aux préoccupations environnementales pour former un «alliage très fort».
«On fait rimer économie et écologie. On n’est pas seulement en train de sauver la planète. On sauve aussi de l’argent en même temps.»
Article complet: Le début de l’ère de la postconsommation?
On avance, lentement… mais sûrement!



