C’est un article paru sur MoneyWeek.fr la semaine dernière qui attire mon attention ce matin. C’est devenu le secret le moins bien gardé: la crise actuelle retarde ou annule carrément tellement de projets de développement de la production pétrolière, que les approvisionnements futurs sont menacés. Selon Isabelle Mouilleseaux , Rédactrice en chef de L’Edito Matières Premières & Devises, il faut s’attendre à une remontée de la demande mondiale en sortie de crise, tirée par le retour à la croissance des pays émergents.
Comme par hasard, c’est à ce moment-là que la production de pétrole aura été réduite au minimum. Le prix du baril reprendra alors rapidement le chemin de la hausse et ce de façon durable.
Et on se souvient de l’été 2008 et des effets d’un prix du baril à la hausse…!
Article complet: Pétrole : le retournement est en vue




…. et elle persiste et signe dans son édito de cette semaine!
Voir l’article sur la baisse de la demande:
http://www.moneyweek.fr/conseils/00725/consommation-brut-petrole-aie.html
Si on investit moins dans la prospection pétrolière, le même phénomène se produit-il pour les énergies alternatives (même si elles sont marginales dans la balance)?
Je crois que le problème est le même… dans le fond, qui regarde encore les autos électriques avec un litre d’essence à 0,80$? Nous sommes retombés facilement dans nos vieilles habitudes mais la catastrophe ressurgira doublement quand le prix à la pompe sera de nouveau à la hausse (dû aux désinvestissements et à la demande persistante des pays en développements) avec en toile de fond un taux de chômage à plus de 10% parce que la reprise économique ne viendra pas.
Le développement des énergies alternatives n’a d’intérêt (pour les entreprises) que dans la perspective d’un problème avec le pétrole et pour le moment, ceux qui se rendent compte du méga-problème qui s’approche à la vitesse Grand V, ben ils sont en train de prêcher dans le désert! Carrément!
En clair, il faut voir le problème du sous-investissement sous deux angles:
1. ROI (Return On Investment) déficitaire
2. Facilités de crédit quasi inexistantes
Il ne fait aucun doute que les renouvelables sont également touchées des 2 côtés, du moins de ce côté-ci de l’atlantique.